Partie

Grammaire : Singulier dans les expressions "faire partie", "prendre à partie", "en partie", "en tout ou partie", "pour partie".

Stylistique et sémantique : Attention à l'homophonie de "parti" et "partie". On écrira "prendre à partie" mais "prendre son parti", "prendre parti pour" et "tirer parti".

Pendant

Grammaire : On écrit "un pendant d'oreille", "des pendants d'oreille".
Dans l'expression "faire pendant", l'accord en nombre est admis ("ces tableaux se font pendants") bien que l'usage de l'invariabilité prédomine.

Stylistique et sémantique : Attention à la distinction entre "pendant que" et "tandis que", lequel exprime plutôt l'opposition au contraire du premier qui exprime la simultanéité.
Éviter la confusion entre l'adverbe "cependant" et "ce pendant" qui n'a de sens que pour un pendant d'oreilles.

Peu

Orthographe : Toujours invariable, même lorsqu'il est substantivé.

Grammaire : Avec un complément nominal, "peu de" et "très peu de" s'accordent avec le complément ("très peu de clients sont mécontents"), tandis que "le peu de" et "un peu de" s'accorde au masculin singulier quand ils ont le sens d'insuffisance ("le peu de visiteurs du salon me navre"), au pluriel lorsqu'ils ont le sens de "quantité réduite mais non insuffisante" ("le peu de visiteurs que nous avons reçus étaient tous enthousiastes").
Le complément est singulier dans "être peu de chose".
L'expression "pour peu que" est toujours accompagnée du subjonctif.

Stylistique et sémantique : En langage très soigné, on évitera {"un petit peu"} ou {"très peu de"} qui constituent des tournures pléonastiques.

Près

Typographie : Se lie avec un trait d'union dans "un à-peu-près" mais pas dans "à cela près", "au plus près" ou "de près".

Stylistique et sémantique : L'expression "près de", sur le point de, ne doit pas être confondue avec "prêt à", apte à, en particulier devant un infinitif, où les deux formes peuvent avoir un sens ("Il est près de faire une bêtise", "il est prêt à faire une bêtise").
Peut souvent être remplacé par "auprès".

Porte

Typographie : Avec une majuscule dans "la Porte" ou "la Sublime Porte" lorsque l'on désigne le gouvernement ottoman, avec une minuscule pour les portes de Paris ("porte Champerret", "porte des Lilas"...)
Origine de très nombreux mots composés. Sont unis sans trait d'union: "porteballe", "portechape", "portefaix", "portefeuille", "portemanteau", "portemine", qui prennent tous un "s" additionnel au pluriel.
Dans ces noms composés, le premier élément est toujours invariable, sauf dans "porte-fenêtre" ("des portes-fenêtres")

Grammaire : Singulier dans "trouver porte close" ou "de porte en porte".

Pour

Grammaire : Plusieurs verbes de mouvement ("aller", "courir", "venir" et leurs composés) acceptent l'élision de la préposition "pour" ("Il alla fermer la porte", ou "il alla pour fermer la porte").
Stylistique et sémantique : Éviter "pour ne pas que", lui préférer "pour ne pas" ou "pour éviter que".
"être pour" est une expression familière, mais "voter pour" est correct.

Problème

Grammaire : Singulier dans "faire problème", "pas de problème" ou "sans problème", pluriel dans "à problèmes".
Stylistique et sémantique : Le mot "problème" ne devrait s'appliquer qu'à des domaines techniques ("problème de mathématiques", "problème philosophique"), pas à des questions pratiques (pour lesquelles "affaire" ou "question" est plus appropriée) ni, bien sûr, à des cas de figure dans lesquels les mots "difficulté" ou "ennui" seraient beaucoup plus appropriés.
Éviter également l'expression familière "poser problème" (utiliser "poser un problème").

Procédure

Stylistique et sémantique : Littéralement "manière de procéder" juridiquement. Eviter l'anglicisme consistant à utiliser ce mot dans le sens de "technique", "processus", "méthode".

Propos

Typographie : Se lie par un trait d'union dans "un à-propos" ou "esprit d'à-propos". Ne se lie pas dans "à propos de", "hors de propos" ou "mal à propos".
Grammaire : Singulier dans "à tout propos", "de propos délibéré". 

Protagoniste

Stylistique et sémantique : Le "protagoniste" est l'acteur qui tient le rôle principal. Les expressions comme {"le principal protagoniste"} sont donc des pléonasmes et il est encore plus absurde de parler de ["principaux protagonistes"], comme s'il s'agissait de partenaires ou d'interlocuteurs...

Puis

Stylistique et sémantique : Éviter les locutions pléonastiques comme {"puis après"} ou {"puis ensuite"}, sauf lorsque "puis" marque une continuité dans l'espace et non dans le temps.
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Couleur de fond, auteur : © Helder AlmeidaDroits d'auteur enregistrés
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vendredi 3 septembre 2010