|  L'autoédition et ses détracteurs | L'édition classique et ses lobbyistes mènent un combat acharné pour dénigrer l'autoédition, et c'est souvent ce premier grief que l'on oppose à ces livres. En effet, un ouvrage autoédité a des accès très limités dans le monde littéraire, si ce n'est à celui du couloir des condamnés… à ne jamais sortir de l'ombre. L'autoédition est en perpétuel combat contre la ségrégation littéraire. Elle se sent, se dit rejetée, sans pour autant chercher à comprendre pourquoi. Se dressant sur ses ergots, l'auteur outragé riposte, crie au scandale ! Son ouvrage est intéressant, au fond de lui, il le sait. Alors, pourquoi tant de haine ? Édition, autoédition, quelle différence ? Posons-nous les bonnes questions, observons, comparons. Il ne suffit pas d'avoir écrit la plus belle histoire du siècle, il faut aussi la présenter. Et c'est là que commence... le chemin de croix. Un livre issu d'une maison d'édition est et se doit d'être exempt de tous reproches dans sa forme, même si quelques rares coquilles peuvent subsister. L'éditeur s'en donne les moyens, c'est son métier, il sait s'entourer des compétences nécessaires. C'est aussi pourquoi, médiatiquement parlant, l'autoédition ne peut pas rivaliser. Cependant, s'efforcer d'égaler un produit fini est à la portée de tout auteur, pour peu qu'il accepte de faire preuve de modestie, sachant néanmoins que son talent n'est pas en cause pour autant. L'éditeur a ses correcteurs qu'il rémunère. L'auteur cherche un correcteur bénévole, tant qu'à faire un professionnel, mais gratuit. Cette perle rare, cette personne qui accepterait de travailler pour rien, n'existe pas. D'où cette pléthore d'ouvrages autoédités que tout le monde boude, parce que trop inconfortable à lire. Et c'est fort dommage, car certains mériteraient autre chose qu'un fond de tiroir ou des oubliettes. Moi-même j'en ai beaucoup acheté, pour faire plaisir aux uns et aux autres, et, hormis quelques-uns, je dois admettre que le résultat est consternant. Je sais bien, c'est mon métier, je prêche pour ma paroisse, certes, mais sur ce site, j'offre, je crois, suffisamment d'éléments pour aider les auteurs qui, même s'ils n'en ont pas les moyens, peuvent tendre à un résultat au moins satisfaisant. Pour compléter cette aide, Calista-Correction a publié un guide, annoncé en page d'accueil, que vous pouvez vous procurer ici :
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|  Le MCAÉ |  La lutte pour promouvoir l'autoédition est engagée, le MCAÉ ouvre la marche. Il aura pour objectif de présenter les ouvrages qui ont la capacité d'égaler le niveau des parutions de n'importe quelle maison d'édition respectable. De faire en sorte que l'autoédition ne soit plus la galeuse du monde littéraire, que les auteurs ne souffrent plus de ce qu'ils considèrent comme une profonde injustice. Afin de crédibiliser l'autoédition, de lui accorder une identité avérée, qu'elle ne soit plus le parent pauvre de l'édition, qu'elle quitte le fond de la classe et son radiateur. Chaque ouvrage sera consulté sur sa forme avant d'être agréé, mais ne sera pas jugé sur le fond. L'autoédition aura, elle aussi, de beaux jours devant elle, et enfin des auteurs de talents dans la lumière.
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| Couleur de fond, auteur : © Helder Almeida | Droits d'auteur enregistrés CopyrightDepot.com sous le numéro 00047850-2
 | vendredi 27 janvier 2012
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